
La Caverne
La Caverne
La reine des aveugles
Samedi 20 juin à 21h30
Chant: Emilie Perrin
Cello électrique, ukulélé, guitalélé, choeurs: Charlotte Castellat

C'est pour avoir posé trop de questions que les dieux l'ont punie d'un coup de bâton dans l'oeil : Au Royaume des Aveugles elle sera la Reine...
Eclopée du côté droit, amputée de la moitié du monde, elle demi-navigue à vue sur les eaux troubles de l'existence, interrogeant sans relâche le sens de la marche et de l'humour...
Son royaume, c'est l'autre, le voisin, le cabossé, l'enfant, la femme, la rue, les chemins, et les mots qui s'amusent à brouiller la piste. La Reine des aveugles chante l'amour, la mort, le temps qui n'en finit pas de passer, la vie des gens ; elle aime la chute libre, la satire, la provocation, l'autodérision, et la tendresse....
Dotée d'une présence scénique rock et décalée et d'une puissance et amplitude vocale remarquable, « La reine des aveugles », accompagnée magnifiquement par Charlotte Castellat cultive l'humilité et le doute, avec en sus une bonne dose d'autodérision, histoire d'éviter de se prendre au sérieux.
« En fait, je suis une conteuse qui, lasse de sa propre colère, préfère aujourd'hui prendre le large. Une femme pirate dont les récits hissent haut les voiles de la liberté. »
Mamie Luger d’après un livre de Benoît Philippon
Samedi 4 juillet à 21h30
Cie AH !
DISTRIBUTION : Berthe / Josiane Carle. Ventura / Antoine Herbez

Centenaire, féministe et tueuse en série, Berthe, en garde à vue, vide son sac et le capitaine Ventura hallucine : elle est libre, Berthe ! À l’heure où la parole se libère, où la violence faite aux femmes est enfin un vrai sujet, quel bonheur de le voir traiter par une centenaire dynamique et cocasse, une féministe de la première heure.
Il s'agit pour Berthe de se débarrasser de maris violents, mauvais amants ou encombrants. Un tête à tête entre cette centenaire hors norme et un flic plutôt débonnaire. La grand-mère, qui n'a plus grand chose à craindre du jugement de hommes, vide son sac et le récit de sa vie est une ode à la liberté et à l'amour ponctué de crimes, ceux de ses maris successifs, toujours pour de bonnes raisons.
Mamie Luger nous parle du destin d'une femme qui a traversé le XXe siècle avec, comme beaucoup d'autres femmes, son lot de contraintes de violences conjugales, de viols ou d'humiliations. Sauf que Berthe a, elle, choisi de ne pas subir.
Une mise en scène vivante, dynamique et joliment orchestrée, fidèle au roman de Benoît Philippon. Une pièce qui captive par son mélange d’ironie, d’émotions et de suspense... Grâce à des interprètes exceptionnels, elle nous fait découvrir une héroïne hors du commun, à la fois drôle, courageuse et humaine.
Crédit photo : Béatrice Treilland
Vole au loin
Cie Le souffle à l’oreille
Interprétation : Sara Darmayan, Flavien Ramel
Création musicale : Flavien Ramel
Samedi 18 juillet à 21h30
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Crédit photo : Sasha Foinix
Il existe bien des manières d’habiter le monde. Vole au loin est un voyage chanté qui s’inspire d’auteurs d’aujourd’hui tels l'auteur français Mathieu Duperrex ou l’écrivaine aborigène Alexis Wright, dont le souffle magique conte d’autres façons de vivre et de penser notre lien à la terre.
À travers plusieurs extraits de Carpentaria, le spectacle emmène au cœur de paysages et de récits aborigènes : un monde où les fleuves et les terres sont façonnés par des forces mythiques, où l’on apprend à survivre en marchant et en chantant dans le désert, et où les êtres humains, les animaux, le territoire et les étoiles sont intimement liés. Les voix du poète aborigène Kevin Gilbert viennent traverser ces récits, rappelant la violence de la colonisation et la nécessité de préserver ces liens en dépit du trauma.
Entre lecture et chansons, la voix de Sara Darmayan et les créations musicales de Flavien Ramel tissent un dialogue entre ces mondes et nos imaginaires, jusqu’à faire entendre une même question : comment continuer à habiter la Terre aujourd’hui ?
Rimbaud, Cavalcades !
Cie Dhang Dhang
De: Romain Puyuelo et Nicolas Vallée
Interprétation: Romain Puyuelo
Création musicale: Carlos Bernardo
Samedi 1 août à 21h30

« Je vais acheter un cheval et m’en aller ! » en criant à sa hiérarchie bornée, sa volonté de démissionner, Romuald graphiste pour une marque de yaourt ne sait pas qu’il vient involontairement prononcer une phrase de Rimbaud, écrite en 1881. Conscient de ne rien connaitre de la vie de l’auteur du Bateau Ivre, le graphiste se mue en enquêteur et met le doigt dans un puissant engrenage, et une question lancinante : qui était Arthur Rimbaud qui « nous laisse en plan à 20 ans, et quitte définitivement poésie et monde occidental ? »
Séance tenante, et c’est la magie du théâtre, il se lance littéralement non pas à cheval mais en vélo et littérairement (armé de ses œuvres complètes) sur les routes du poète aux « semelles de vent ». Et si Rimbaud avait fait un burn-out lui aussi ? Pourquoi avait-il cessé toute poésie à 20 ans ? Cavalcades, à pied, à cheval, en train, en bateau, la vie du poète comme une spirale insensée de déplacements incessants où l’ailleurs est toujours le seul endroit désirable.
Débute alors une véritable épopée, dans l’espace et dans le temps, intrépide et irradiante, tant Rimbaud dès 16 ans, de sa Charleville natale à ses trafics en Abyssinie a eu la bougeotte. Seule en scène, mais riche de toute sa connaissance intime du poète. Romain Puyuelo devient bateleur des mots, gredin toujours en fugue, l’adolescent fougueux réveillant Verlaine, l’halluciné en quête de Zanzibar vendeur d’armes, bref, un caméléon donnant vie au « voleur de feu » et trouvant un sens à sa vie au contact brûlant du mystère poétique….
Un spectacle, seul en scène, tout à fait trépidant et drôle pour évoquer le parcours du poète voyageur.
Plilp
Samedi 15 août à 21h30
Cie Alchymère
Interprétation : François Bouille

Crédit photo : Camille La Verde
Un être humain s’interroge sans relâche sur les mystères de la vie. Obsédé par l’idée du Pli, il vous invite à explorer son monde atypique et hors du commun.
Voyage métaphysique et poétique où se mêlent clown, danse, jonglerie et arts visuels, il vous entraînera dans un univers ludique et mystérieux, où l’absurde devient la logique et le quotidien, extraordinaire.
Bob Laval, professeur fantasque, s’interroge sur tout : la vie, la mort, l’amour, l’âme… mais surtout sur le Pli. Il tente alors d’initier ses élèves, le public, à ce concept vertigineux en s’appuyant sur les travaux de Gilles Deleuze. Obsédé par cette idée, il construit un monde fascinant où chaque repli cache une surprise, chaque déploiement révèle un mystère. Mais Rapidement, la leçon dérape : les idées s’emballent, le décor et les objets se plient et se déplient dans un enchainement de démonstrations surréalistes.
Entre clown, jonglerie et arts visuels, Plilp explore avec humour et légèreté la philosophie du pli comme forme créatrice, comme mouvement infini, comme métamorphose du monde et des corps.
Oserez-vous plonger dans l’univers de PLILP ?
Vertiges de la Mue
Cie L’oiseau Ravage
Interprétation, voix, batterie, objets sonores: Charlène Moura Saxophone
Piano, piano préparé, voix: Malek Kastelnik
Samedi 29 août à 21h

L’Oiseau Ravage est un duo, formé par Charlène Moura et Marek Kastelnik. Inclassables et complices, ils fabriquent une musique hybride où le jazz de chambre, flirte avec la pop instrumentale, la chanson sans paroles, le free et quelques éclats contemporains. Tout est affaire de jeu, de souffle et de théâtre : Charlène passe du saxophone à la voix, aux objets sonores et à la batterie, tandis que Marek sculpte un piano mélodiste, parfois préparé, capable de rire et de grincer dans la même phrase. Leur univers, traversé par l’imaginaire des oiseaux, mêle humour, poésie et une expressivité brute qui touche juste.
Les oiseaux pourraient-ils être pris de vertige et s’élancer dans le vide ? Avec ce besoin essentiel d’y mettre tout : leurs joies, leurs folies, leurs envies et leurs drames ? L’Oiseau Ravage s’y risque.
Une femme-orchestre à la voix haut perchée, un saxophone qui parle, une batterie qui ancre. Un pianiste mélodiste qui percute et fait pleurer ses cordes en riant.
L’Oiseau Ravage, c’est Nina Hagen et Erik Satie
qui joueraient du blues dans un vieux cabaret berlinois.